Venir en aide aux oiseaux

Connaître et aider les hirondelles

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Aider les hirondelles

Les hirondelles, comme les martinets, sont protégées par la loi : il est interdit de détruire les nids, les œufs et les poussins, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.

Malgré cette protection par la loi, les hirondelles sont menacées par :

  • l’utilisation intensive des pesticides par l’agriculture moderne, qui réduit le nombre d’insectes dont elles se nourrissent,
  • la destruction des nids à l’occasion d’un ravalement de façades ou par des personnes qui ne supportent pas les salissures liées aux fientes.

Il est possible d’aider les hirondelles en :

leur facilitant la recherche de la boue nécessaire à la construction des nids

Les hirondelles construisent leur nid en ramassant au sol des boulettes de boue qu’elles collent d’abord sur les murs puis les unes sur les autres pour former le nid. Il leur est donc indispensable de trouver à proximité du site de nidification des mares boueuses ou des flaques de boue. De nos jours, les trottoirs et les parkings ne sont plus en terre battue mais sont le plus souvent goudronnés ; quant aux cours des fermes, elles sont également très souvent goudronnées ou gravillonnées. Si cette évolution facilite la circulation des humains, elle prive les hirondelles de leurs principales sources de boue. bac_boue
On peut donc aider les hirondelles en mettant à leur disposition des « bacs à boue ». Il s’agit d’une plaque, en bois, en métal ou en plastique, d’au moins 1m sur 50cm, bordée sur chaque côté par des tasseaux, de manière à constituer un bac de faible profondeur. Ce bac est rempli de terre limoneuse ou d’un mélange de sable et d’argile et cette boue est maintenue humide, sans pour autant être liquide, par des arrosages réguliers. La consistance idéale est obtenue quand il est possible de faire des petites boulettes comme avec de la pâte à modeler.

leur offrant des surfaces permettant une bonne accroche des nids

Pour l’Hirondelle rustique : il faut que les murs à l’intérieur du bâtiment présentent une certaine rugosité pour que la boue soit plus facile à coller par les hirondelles. Il faut donc éviter les revêtements muraux lisses et laisser des aspérités. grillageLorsque cela est possible, l’idéal est de planter quelques clous ou d’installer des coupes en grillage (cf illustration), qui constitueront les fondations du nid.
Pour l’Hirondelle de fenêtre : afin de faciliter la fixation de son nid sur les murs extérieurs, il faut préférer les crépis grossiers, très granuleux, plutôt que les peintures lisses. Si cela n’est pas possible, il reste la possibilité de poser des nichoirs artificiels.

favorisant l’accès des hirondelles rustiques à l’intérieur des granges, remises, garages, …

Pour que les hirondelles rustiques puissent nicher dans les bâtiments, il faut leur permettre l’accès par des ouvertures de 12cm x 8cm au minimum. Ces ouvertures peuvent être percées dans une porte ; on peut aussi utiliser les ouvertures déjà existantes comme les carreaux et hublots des portes de garages. Mais attention, une fois que les hirondelles ont commencé un nid, il faudra prendre garde à ce que le passage reste constamment ouvert jusqu’à la fin de la nidification.

installant des planchettes sous les nids pour réduire les nuisances liées aux fientes

Lorsqu’elles s’agrippent au nid pour nourrir les jeunes, les hirondelles laissent souvent quelques déjections en passant. Le mur et le sol deviennent très vite sales sous les nids et on peut comprendre que certaines personnes ne supportent plus les nids d’hirondelles chez eux. Certaines personnes irresponsables vont même jusqu’à détruire les nids pendant la saison de nidification, ce qui est, rappelons le, rigoureusement interdit.
antifienteAfin d’éviter ce désagrément sur et au pied des façades, on peut placer une planchette horizontale, en bois, plastique ou fer, environ 50cm en dessous des nids. Ces planchettes sont fixées au mur à l’aide d’une autre planchette ou à l’aide d’équerres. Il est conseillé d’utiliser des écrous en plastique ou galvanisé pour éviter une corrosion rapide par les fientes.

remplaçant les nids détruits lors d’un ravalement de façade par des nichoirs artificiels

Pour la rénovation de bâtiments abritant des nids d’hirondelles, il faut choisir les périodes hors nidification. Les hirondelles nichent du mois d’avril à fin août. On peut donc entreprendre les travaux de septembre jusqu’au mois de mars. nichoir_hirondelleA l’issue des travaux, on favorisera le retour des hirondelles en leur offrant des surfaces propices à la reconstruction de leur nid et en facilitant la recherche des matériaux. Si ce n’est pas possible, il est également possible de remplacer les nids enlevés au cours des travaux par des nids artificiels en béton de bois.

Attention, les nichoirs pour hirondelles de fenêtre sont différents des nichoirs pour hirondelles rustiques.

Nichoirs pour hirondelles de fenêtre Nichoirs pour hirondelles rustiques
nichoir_hf nichoir_hr

Il est possible de commander ces nichoirs à la Boutique LPO à l’adresse http://www.lpo-boutique.com/catalogue/jardin-d-oiseaux/nichoirs/nids-hirondelles/

Présentation de « nos hirondelles »

L’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbica)

L’Hirondelle de fenêtre se reconnait à son ventre entièrement blanc, y compris la gorge et à son croupion blanc (bien visible en vol).
Plutôt urbaine, elle niche à l’extérieur des bâtiments, sous des rebords de toit ou de fenêtre.

hirondelle de fenetre

pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/hirondelle.de.fenetre.html

L’Hirondelle rustique (Hirundo rustica)

L’Hirondelle rustique se reconnait à sa gorge rouge-brique, bordée d’un collier noir et à sa queue très fourchue.
Plutôt rurale, elle construit un nid en forme de coupe à l’intérieur des bâtiments, écuries, granges ou garages.

hirondelle rustique

pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/hirondelle.rustique.html

Secourir un oiseau

Vous avez trouvé un oiseau blessé ?

  • Pour le secteur à l’ouest de Saint Avold, contactez le Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine (CSFL) à Valleroy au 09.70.57.30.30
  • Pour le secteur à l’est de Saint Avold, contactez le Centre de sauvegarde de la faune sauvage du GORNA au 03.88.01.48.00

En cas d’impossibilité de contacter un centre de soins, vous pouvez suivre les conseils prodigués sur cette page.

Attention ! Inutile de ramener un oiseau blessé ou en détresse au local d’Hagondange. Nous ne disposons pas de possibilité d’accueil pour la faune en détresse.

Adresses utiles

Le Centre de sauvegarde de la faune lorraine (CSFL)

CSFL

logo csfl


Site du Jardin Nature
Route Départementale 130
54910 VALLEROY

Téléphone : 09.70.57.30.30

Site internet : http://www.csfl.fr/


Le Centre de soins du GORNA (Alsace)

Groupement Ornithologique du Refuge Nord Alsace

logo <span class="caps">GORNA</span>


Maison Forestière du Loosthal
Route Départementale 134
67330 NEUVILLER-LES-SAVERNE

Téléphone : 03.88.01.48.00

Site internet : http://gorna.fr

Le cas particulier des martinets

Un martinet passe toute sa vie en volant : il se nourrit en vol, il dort en en volant et ne s’arrête de voler que le temps de pondre et couver ses œufs.
Il est parfaitement adapté au vol mais très maladroit au sol : ses courtes pattes ne lui permettent que de ramper et il est incapable de décoller sans se laisser tomber d’un point haut. En temps normal, c’est sans importance car il ne se pose jamais au sol. Mais, si pour une raison ou une autre il se retrouve à terre, il est incapable de reprendre son vol et voué à une mort certaine. Le plus souvent, il s’agit

  • soit d’un oisillon, encore incapable de voler, qui est tombé du nid
  • soit d’un jeune qui a raté son 1er envol.

A retenir : oisillon ou adulte, un martinet trouvé au sol est toujours un martinet qui a un problème et qui doit être secouru.

Si l’oiseau a une morphologie d’adulte (les ailes dépassent largement la queue), il est possible qu’il s’agisse d’un jeune ayant raté son 1er envol. Il faut alors lui donner une nouvelle chance : soit en le lançant en l’air le plus haut possible, soit en le lançant d’un point élevé (depuis une fenêtre ou un balcon par exemple). Pour lui donner le maximum de chances, il faut que la zone soit bien dégagée (il est facile de comprendre que, si le martinet doit en plus zigzaguer entre les obstacles, on ne lui facilite pas la tâche)

Si l’oiseau se révèle incapable de prendre son envol ou s’il s’agit d’un oisillon (présence de duvet ou ailes ne dépassant pas la queue), il doit être acheminé vers un Centre de soins ( coordonnées des Centres de soins les plus proches), qui s’occupera de lui jusqu’à ce qu’il soit capable de voler.
En attendant l’acheminement vers le Centre de soins, mettez l’oiseau dans un carton, avec un peu de papier au fond pour absorber les fientes, et placez ce carton dans une pièce calme et dans l’obscurité.

Les jeunes sortis du nid

De mai à septembre, il est courant que de jeunes oiseaux s’aventurent hors du nid. _ Déjà emplumés, ils peuvent facilement être pris pour des adultes ; encore incapables de voler, ils peuvent donner l’impression d’être malades ou blessés.
Ces jeunes sortis du nid ne sont pourtant pas abandonnés. Les parents continuent à veiller sur eux et à les nourrir.

Il est donc important de laisser ces oisillons sur place, avec leurs parents.

Tout au plus peut-on les mettre à l’abri des chats et autres prédateurs en les plaçant en hauteur sur une branche ou en les cachant dans une haie ; mais attention ! pas trop loin de l’endroit où vous les avez trouvés pour que les parents puissent entendre leurs cris d’appel.
Si vous avez un doute, éloignez-vous suffisamment pour ne pas effrayer les parents et observez (idéalement avec des jumelles) : les parents ne devraient pas tarder à se manifester !

Les oiseaux malades ou blessés

Un oiseau malade ou blessé doit être pris en charge et acheminé le plus vite possible vers un Centre de soins ( coordonnées des Centres de soins les plus proches)
Capturez le avec prudence et maintenez le ailes pliées plaquées contre le corps, sans trop le serrer. Faites attention aux serres chez les rapaces et au bec chez les oiseaux à bec long et pointu, comme les hérons ou les grèbes.
En attendant l’acheminement vers le Centre de soins, mettez l’oiseau dans un carton percé de quelques trous pour l’aération, avec un peu de papier au fond pour absorber les fientes. Conservez ce carton dans une pièce calme, tempérée et dans l’obscurité (l’obscurité calme et rassure les oiseaux).

  • Évitez de lui donner à manger de force (vous pouvez en revanche laisser un peu de nourriture à sa disposition)
  • Évitez d’ouvrir le carton pour un oui ou un non et, notamment, résistez à la tentation de montrer l’oiseau à vos enfants, voisins, amis, … (chaque fois que vous ouvrez le carton, vous lui faites subir un stress)
  • Ne le mettez pas dans une cage (il s’affolerait et se blesserait contre les barreaux)

Les poussins abandonnés

Même si cette situation est rare, il peut arriver que des oisillons se retrouvent réellement abandonnés. Il est alors nécessaire de les prendre en charge pour les acheminer rapidement vers un Centre de soins (coordonnées des Centres de soins les plus proches)
En attendant l’acheminement vers le Centre de soins, ne leur donnez à manger que s’ils réclament en ouvrant grand le bec.

  • Ne jamais leur donner du pain ou des biscuits trempés dans du lait (le lait convient aux jeunes mammifères mais pas aux oiseaux)
  • Éviter de leur donner à boire, ou une alimentation liquide, avec une seringue introduite dans le bec (vous risqueriez de provoquer une fausse route et de les étouffer)

Que faire devant un oiseau en détresse ?

Vous avez trouvé un oiseau blessé ?

Pour le secteur à l’Ouest de Saint Avold,

Contactez le Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine (CSFL) à Valleroy au 09.70.57.30.30

Pour le secteur à l’Est de Saint Avold,

Contactez le Centre de sauvegarde de la faune sauvage du GORNA au 03.88.01.48.00

En cas d’impossibilité de contacter un centre de soins, vous pouvez suivre les conseils prodigués dans cette rubrique.


Il faut distinguer différentes situations :

  1. les jeunes sortis du nid,
  2. les poussins abandonnés,
  3. les oiseaux malades ou blessés,
  4. le cas particulier des martinets.

[ Surveillance des maladies de la faune ] - le Virus Usutu chez le merle noir

IMG_5625 Vous avez peut-être entendu parler de ce virus qui touche le merle noir principalement, en période estivale. Il s’agit d’un virus africain transmissible à certains vertébrés par un moustique. Au niveau des foyers d’infection, il en résulte la découverte de plusieurs cadavres de merles dans un même secteur et un laps de temps réduit.

Ainsi,si vous constatez la présence d’au moins 5 individus morts, dans un rayon de moins de 500m en moins d’une semaine, merci de contacter au plus vite le service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS - http://www.oncfs.gouv.fr/Grand-Est-region33)

À ce jour pour l’année 2018, plusieurs déclarations de particuliers laissent penser que la Moselle est affectée.
Plus de détails concernant le virus et l’état des lieux à la page suivante : http://www.oncfs.gouv.fr/…/Actualites-sanitaires-2018-ar1978

source : LPO ALsace

Un jardin pour les oiseaux

De nombreuses espèces s’accommodent du voisinage de l’homme pour peu que nous leur offrions un habitat adéquat. Il n’est donc pas difficile de rendre son jardin attractif pour les oiseaux. Il suffit d’adopter les quelques principes suivants :

  • Favorisez le désherbage manuel et évitez l‘utilisation des désherbants chimiques nocifs pour la microfaune. Cette microfaune est indispensable pour une bonne aération de la terre ; elle constitue également une source alimentaire non négligeable pour les oiseaux.
  • Limitez l’utilisation d’insecticides et privilégiez les associations de plantes qui permettent de limiter la prolifération des parasites. Si des insecticides s’avèrent ponctuellement nécessaires, privilégiez les produits biologiques, moins nocifs pour la faune, la flore, et pour nous.
  • Réservez si possible des espaces en friche où vous laisserez pousser tout ce qui pousse spontanément (si la végétation y devient trop envahissante, faucher par alternance sous forme de bandes). Laissez sur place les feuilles mortes et ne fauchez pas sous les arbustes.
  • Privilégiez les variétés florales ou arbustives locales, qui sont plus résistantes aux maladies et apportent nourriture et habitat à la faune locale.
  • Favorisez la présence de milieux variés. Voici quelques possibilités dans un parc ou un jardin : maintenir la présence de vieux troncs (s’il y a de vieux arbres, autant que possible gardez-les. Ils seront vite colonisés par les insectes et pourront servir de lieu de nidification), créer un compost, un muret de pierres sèches, installer un tas de branches ou de feuilles mortes (pour les hérissons), creuser une mare, planter une haie variée.
  • Utilisez largement le paillage ; il permet de limiter les arrosages et favorise la survie de la microfaune pendant l’hiver et les périodes sèches.
  • Pensez aussi à neutraliser tous les pièges potentiels. Nombreux dans un jardin sont les aménagements ou les objets qui peuvent être mortels pour les animaux : poteaux creux, bouteilles vides stockées à l’extérieur, bac à eau et abreuvoirs trop profonds et à berges trop lisses et raides,…
  1. Nourrir les oiseaux en hiver
  2. Installer des nichoirs
  3. Planter une haie variée
  4. Adhérer au réseau des refuges LPO

Adhérer au réseau des refuges LPO

Vous cherchez à rendre votre jardin accueillant pour les oiseaux et à y favoriser la biodiversité ?

Et si vous créiez un Refuge LPO ?

refuge Créer un Refuge LPO, c’est :

  • Intégrer un réseau, partager et enrichir ses expériences, ses connaissances et son savoir-faire,
  • Agir concrètement et simplement au quotidien pour favoriser l’accueil de la faune et de la flore sauvage,
  • Adopter une démarche écocitoyenne en privilégiant les pratiques respectueuses de l’environnement et des ressources naturelles.

Pour adhérer au réseau des Refuges LPO ou avoir plus de renseignements : www.lpo.fr/refuges-lpo/

Comment nourrir les oiseaux en hiver ? Source : « Ornithmedia »

L’hiver, c’est la saison durant laquelle il est conseillé de nourrir les oiseaux dans son jardin ou sur son balcon. Cet article est un complément à l’article présent sur notre site, en savoir plus…

Installer des nichoirs

  • Conseils pour la fabrication des nichoirs
  • Conseils pour la pose et l’entretien des nichoirs
  • Télécharger des plans de nichoirs

Fabriquer des nichoirs

nichoir

La fabrication de nichoirs est à la portée de tout bricoleur. Il suffit de respecter les quelques recommandations suivantes :

  • évitez le contre-plaqué qui résiste mal aux intempéries (sauf le contre-plaqué marine mais très coûteux) et utilisez de préférence du bois massif d’épaisseur minimale 10 mm (20 mm étant idéal) pour assurer une bonne isolation thermique,
  • pour les assemblages, préférez les vis aux clous,
  • percez le trou d’envol toujours dans la partie haute du nichoir (pour une évidente question de protection contre les prédateurs),
  • un nichoir doit pouvoir être nettoyé facilement ; prévoyez une possibilité d’ouverture par le toit, la face avant ou une paroi latérale,
  • ne peignez et ne vernissez pas l’intérieur du nichoir ; il est possible de peindre l’extérieur avec des peintures non toxiques et de couleur neutre mais l’idéal est d’imperméabiliser en passant 2 ou 3 couches d’huile de lin.

Il existe un grand nombre de modèles de nichoirs, depuis le pot de fleur reconverti en nichoir jusqu’à la buche fendue et évidée. Les modèles les plus courants, et les plus efficaces, sont :

boitelettre
  • le nichoir boite à lettres : il est bien adapté à la plupart des petits cavernicoles (mésanges, Sitelle torchepot, Rougequeue à front blanc, …)
balcon
  • le nichoir à balcon : il convient aux mêmes espèces que le nichoir boite à lettres mais offre une meilleure protection contre les prédateurs et les intempéries
semiouvert
  • le nichoir semi-ouvert : c’est le nichoir qui convient pour Rougequeue noir et Rougegorge familier

Dans le document téléchargeable en cliquant ici, vous trouverez les plans de ces nichoirs. Les dimensions du nichoir sont données à titre indicatif ; en revanche, les diamètres du trou d’envol doivent être autant que possible respectés.

Poser et entretenir un nichoir

Quand poser les nichoirs ?

La plupart des oiseaux commencent dès le mois de février à prospecter leur territoire à la recherche d’un site de nidification. Il est donc souhaitable que les nichoirs soient posés avant la mi-février (idéalement entre octobre et début février)

Où poser les nichoirs ?

Le plus souvent les nichoirs sont posés dans les arbres, accrochés au tronc. Il est également possible de les accrocher à un poteau ou à un mur.
La hauteur n’est pas le facteur le plus important ; pour la plupart des espèces, une hauteur de 2 mètres est suffisante.
En revanche, il est essentiel de respecter les points suivants :

  • l’ouverture du nichoir doit toujours être à l’abri de la pluie. Le trou d’envol doit donc être orienté à l’est ou au sud-est. Pour la même raison, le nichoir doit être vertical ou (mieux) légèrement incliné vers le bas (jamais vers le haut !)
  • l’ouverture du nichoir doit être à l’abri des prédateurs potentiels (chats, fouines, …). Il faut donc veiller à poser le nichoir à distance de tout support facilitant l’accès à un prédateur (branche, faîte d’un mur, …)
  • en cas de pose accroché à un poteau ou un mur, le nichoir ne doit pas être en plein soleil.

Quel entretien ?

Tous les ans, en dehors de la période de nidification, donc entre octobre et février, il est souhaitable d’effectuer un entretien des nichoirs. Cet entretien sera l’occasion :

  • de vider le nichoir des matériaux accumulés par ses occupants (en vidant le nichoir on évite la prolifération des parasites et on augmente les chances qu’il soit occupé la saison suivante)
  • de vérifier le bon état du nichoir et de sa fixation (un nichoir qui tombe, dont le fond se désagrège ou qui prend l’eau condamne la nichée qu’il aurait dû protéger)
  • éventuellement, de traiter l’extérieur du nichoir à l’huile de lin (ce n’est pas indispensable mais augmente la durée de vie du nichoir).

Nourrir les oiseaux en hiver

la LPO vous donne tous les trucs et astuces pour un nourrissage réussi.

article mis en ligne sur le site de la LPO france (04/11/2020) cliquez ici

Le nourrissage des oiseaux en hiver

mangeoire En hiver, les oiseaux brûlent d’avantage de calories pour lutter contre le froid alors que la nourriture devient difficile à trouver. On peut les aider à passer ce cap difficile en mettant à leur disposition eau et nourriture.
Cette page a pour ambition de donner les conseils de base pour bien nourrir les oiseaux de son jardin durant l’hiver

Quand nourrir les oiseaux ?
Le nourrissage doit être limité à la période hivernale : de décembre à mars ou de la disparition des insectes à leur retour.
Nourrir en dehors de cette période est

  • inutile : les oiseaux trouvent spontanément leur nourriture
  • dangereux : les températures douces favorisent les épidémies.

Que leur donner ?

graisse L’aliment de base du nourrissage hivernal est le tournesol. Les graines de tournesol sont appréciées par la plupart des oiseaux et elles sont riches en lipides et apportent sous un volume limité une grande quantité de calories.
Pour les pigeons et tourterelles, qui ont du mal à consommer les graines de tournesol, on peut proposer des mélanges de graines à base de blé, avoine, millet, sorgho, … (mélanges souvent commercialisés sous le nom de « graines pour oiseaux du ciel »)
La graisse, sous forme de pains de margarine ou sous forme de boules de graisse, est un aliment très énergétique apprécié par la plupart des insectivores. _ Les fruits (quartiers de pommes ou de poires) consituent un complément très apprécié notamment par les merles et les grives. _ Enfin, il ne faut pas oublier que, en période de grand froid, les oiseaux peuvent avoir du mal à trouver de l’eau non gelée. Un récipient (assiette creuse, soucoupe de pot de fleurs, …) contenant de l’eau, changée quotidiennement, sera le bienvenu. _ Pour retarder le gel, il est possible d’utiliser de l’eau tiède. Mais la meilleure façon de résoudre le problème du gel reste de renouveler l’eau à heure fixe ; les oiseaux prendront très vite le rythme et viendront se désaltérer (ou se baigner) avant que l’eau n’ait eu le temps de geler.

Quelle mangeoire ?

Il existe un grand nombre de modèles de mangeoires mais elles peuvent être classées en 2 groupes :

mangeoire_plateau Les mangeoires plateaux : il s’agit comme le nom l’indique d’un plateau pourvu de quelques raffinements comme des bords, pour éviter la chute des aliments, et un toit, pour protéger les aliments de la pluie et de la neige.
Ces mangeoires conviennent à un grand nombre d’oiseaux mais peuvent poser des problèmes d’hygiène car les oiseaux ont tendance à « camper » dans la mangeoire et y font leurs fientes. La nourriture doit être changée régulièrement et le plateau bien nettoyé (idéalement tous les jours)

mangeoire_tremie
  • Les mangeoires trémies et mangeoires silos : les mangeoires trémies sont constituées d’un réservoir à graines qui, par une ouverture calibrée à sa base, laisse s’échapper les graines sur un plateau au fur et à mesure de leur consommation.
mangeoire_silo

Dans le cas des mangeoires silos, il n’y a plus de plateau mais des ouvertures situées sur les côtés du réservoir. Ces ouvertures sont munies de perchoirs qui facilitent l’accès aux graines.

Ces 2 types de mangeoires ne conviennent qu’à certains oiseaux (mésanges, verdiers, chardonnerets, …) mais présentent l’avantage de garder la nourriture à l’abri des contaminations. L’entretien quotidien n’est pas nécessaire et, si la capacité de la mangeoire est importante, elle peut assurer un nourrissage sans intervention pendant plusieurs jours.


Quelques règles essentielles

  • Éviter les aliments fortement salés.
  • Ne pas mettre d’antigel ou d’alcool (même en faible quantité) dans l’eau.
  • Éviter les récipients trop profonds créant un risque de noyade.
  • Placer les mangeoires dans des endroits dégagés permettant aux oiseaux de voir un éventuel prédateur à temps.
  • Attention à l’hygiène : les mangeoires, les aliments et l’eau peuvent être des vecteurs d’épidémies. Les mangeoires doivent être maintenues propres ; l’eau doit être changée quotidiennement.

Planter une haie variée

Une haie variée : pourquoi ?

grive_mauvis

  • Pour aider les oiseaux
    Une haie variée, composée de différentes espèces indigènes d’arbres ou arbustes, est un excellent moyen d’attirer, toute l’année, les oiseaux dans son jardin. Ils y trouveront de la nourriture (fruits, insectes) et des sites de nidification.
  • Pour l’esthétique
    La diversité des essences végétales s’accompagne d’une diversité des feuillages et des fleurs, ainsi que d’un étalement des périodes de floraison qui rend la haie attrayante tout au long de l’année.
  • Pour se simplifier la vie
    La haie variée est plus souple d’entretien : elle ne réclame en moyenne qu’une taille par an et cette taille peut se faire au sécateur ou à la cisaille. Et si vous oubliez de la tailler, la haie reste aussi belle jusqu’à ce qu’une taille plus sévère répare l’oubli sans dommage pour la haie.
    La haie variée est plus résistante aux maladies. Les maladies des végétaux sont souvent spécifiques d’une espèce. En cas d’attaque, seuls les plans de l’espèce concernée seront touchés et non l’ensemble de la haie. De plus, choisir des espèces locales garantit une bonne adaptation au type de sol et au climat.

Une haie variée : avec quelles espèces ?

abeille
  • Associer différentes espèces et, autant que possible, différentes strates de végétation.
    La variété des essences, l’existence de plusieurs strates (arbres, grands et petits arbustes) et de formes différentes créent une multitude de niches écologiques et diversifient la faune que la haie peut accueillir.
    Charme, Erable champêtre, Sorbier des oiseleurs, Sureau noir, Cornouiller sanguin et Cornouiller mâle, Noisetier, Fusain d’Europe, Troène commun, Prunelier, Eglantier, Rosier rugueux, Aubépine, Viorne aubier, Viorne lantane,… le choix est vaste.

Ci-dessous une fiche à télécharger pour vous aider à faire votre choix. [Cliquer pour télécharger un tableau des espèces utilisables en haie]
Fiche « Arbres et arbustes pour les oiseaux »

Privilégier les espèces locales

Les essences indigènes, existant à l’état sauvage dans la région, évoluent dans ce milieu depuis des millénaires. Elles sont parfaitement adaptées, s’implantent facilement et sont plus résistantes.
Elles favorisent le développement de nombreuses espèces animales et contribuent à la biodiversité. Les variétés exotiques sont beaucoup moins attractives pour la faune.

Les pépiniéristes ont tendance à proposer des essences exotiques ou des variétés modifiées et il peut s’avérer difficile de trouver des essences locales. En Lorraine, nous avons la chance de pouvoir nous procurer facilement des espèces locales à la pépinière de la LPO Meurthe-et-Moselle à Valleroy.
Pour plus d’information : Site du Jardin Nature de Valleroy