de protection

La protection des espèces

La LPO Moselle mène des actions de soutien des espèces d’oiseaux en déclin ou en danger, notamment :

  • protection des nids de Busard cendré dans les champs de céréales, pour éviter que, à la moisson, les poussins, encore incapables de s’envoler, ne soient écrasés ou déchiquetés par les moissonneuses.
    http://rapaces.lpo.fr/busards/sensibilisation
  • maintien d’une population de Sterne Pierregarin nicheuse par la création de sites de nidification artificiels. Ces sites artificiels, constitués de radeaux à sternes ou d’ilôts à sternes, viennent remplacer les sites naturels dégradés par l’aménagement des berges et la régulation du débit des grands cours d’eau ;
  • lutte contre la destruction des nids d’Hirondelle de fenêtre, par l’information sur les moyens de prévenir les nuisances liées aux fientes et l’incitation à remplacer les nids détruits lors de travaux par des nichoirs artificiels.

La protection des milieux

Protéger les oiseaux sans protéger les milieux dont ils dépendent pour leur survie n’aurait guère de sens.

  • C’est la raison d’être des Refuges LPO par lesquels la LPO incite à des pratiques favorables à la biodiversité dans les jardins, les cours de récréation, les parcs et espaces verts. Pour plus d’info sur les Refuges LPO, voir le site : www.lpo.fr/refuges-lpo/refuges-lpo
    refuge
  • C’est aussi pourquoi la LPO Moselle essaie, à travers sorties, expositions ou conférences, de sensibiliser à l’importance des vergers traditionnels, indispensables à la survie d’espèces comme la Chevêche d’Athena…

Les Mésanges auxiliaires de la lutte contre les chenilles processionnaires du chêne et du pin

Article d’après l’intervention d’Alain Lehalle (LPO 54) au 5e colloque « Grand Est » d’ornithologie du 30 novembre 2109 à Montier-en-Der

La Processionnaire du pin se développe, elle est déjà dans le Grand-Est, mais le climat et les espèces de conifères des Vosges constituent un verrou solide. En revanche, le Grand-Est est la région française la plus touchée par la Processionnaire du chêne qui provoque des dégâts aux arbres et des nuisances sévères pour les hommes et les animaux. La période de mai à juillet, quand les larves acquièrent des poils urticants, est la plus préoccupante. Divers moyens de lutte biologiques validés par l’INRA sont à disposition des particuliers et des collectivités pour contrôler les populations et limiter leur nocivité. Parmi ceux-ci, la pose de nichoirs à Mésanges charbonnières à bonne densité débouche sur un rapide contrôle des populations de Processionnaires.

Vous trouverez ci-dessous l’article reprenant l’intervention d’Alain Lehalle (LPO 54) au 5e colloque « Grand Est » d’ornithologie du 30 novembre 2109 à Montier-en-Der

Législation

Espèces protégées

Les articles L.411-1 et L.411-2 du Code de l’environnement assurent une protection stricte de certaines espèces de faune et de flore sauvages, dont les listes sont fixées par arrêté ministériel.
Concernant ces espèces, il est notamment interdit de détruire leurs nids, de les capturer, de les transporter, de les perturber intentionnellement ou de les commercialiser.
Ces interdictions s’étendent également aux habitats des espèces protégées ; il est ainsi interdit de détruire, dégrader ou altérer ces habitats.
Le non-respect de ces règles fait l’objet de sanctions pénales, prévues à l’article L.415-3 du code de l’environnement, qui peuvent aller jusqu’à 15.000€ d’amendes et 1 an de prison.

Les Préfets ou le Ministre de l’environnement ont la possibilité d’accorder des dérogations à cette protection :

  • lorsque l’intérêt public est en jeu (y compris économique),
  • pour prévenir des dégâts importants aux cultures, à l’élevage, aux piscicultures, aux forêts,
  • dans l’intérêt de la santé publique.

Ces dérogations ne peuvent être accordées que s’il n’existe pas d’alternative satisfaisante et que cela ne compromet pas la survie de l’espèce.


Règlementation applicable au piégeage

Le piégeage est une activité barbare dont on peut regretter qu’elle soit encore autorisée. A défaut de l’empêcher, il est au moins possible de veiller à ce que la règlementation soit respectée.

En particulier :

  • la pose de pièges doit être déclarée à la mairie de la commune où les pièges sont installés (non obligatoire si les pièges sont installés à l’intérieur d’un bâtiment ou dans un jardin clos),
  • les piégeurs doivent être agréés et leur numéro d’agrément doit figurer sur les pièges qu’ils utilisent (non obligatoire si les pièges sont installés à l’intérieur d’un bâtiment ou dans un jardin clos),
  • les pièges doivent être visités quotidiennement et les animaux non classés « nuisibles », piégés accidentellement, doivent être relâchés immédiatement,
  • si les animaux « nuisibles » capturés sont mis à mort, cette mise à mort doit être assurée immédiatement et sans souffrance (il ne doit donc pas être toléré que des animaux agonisent lentement, faute de nourriture et d’eau, dans une cage-piège)

Si vous constatez que cette règlementation n’est pas respectée, n’hésitez pas à le signaler à l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) au 03.87.52.12.56 ou à nous contacter par mail à moselle chez lpo.fr


Télécharger la législation concernant le piégeage